Ludovic, demandeur d'emploi

"Je refuse qu'on engage les Etats sur des équilibres budgétaires qui vont contraindre les politiques sociales et qui vont conduire à des économies auxquelles on a jamais été en mesure de faire face. Ce traité va surtout profiter au monde de la finance et aux privilégiés et ce sont les plus modestes d'entre nous qui vont voir leur situation se dégrader. Hollande s'était engagé à demander une révision de ce traité mais il n'a obtenu que quelque chose de symbolique. Il tient tellement à ce tandem franco-allemand qu'il accepte les injonctions de l'Allemagne qui est en position de force."

Anne-Lise, doctorante en droit et militante PCF

"On était déjà bien motivés en 2005 [contre le traité constitutionnel européen] : c'est la continuité de notre lutte. C'est important pour nous de commencer par là, avant de s'opposer aux régressions sociales qu'on va voir arriver en France avec les politiques d'austérité. On essaie de faire pression à gauche, de porter la voix d'une gauche positive, ambitieuse. Car la situation économique et sociale est telle que ça va péter. Nous, on est là pour les choses pètent en douceur. On est pas pour le grand soir mais on estime qu'on peut faire changer les choses."

Manifestation contre le traité budgétaire européen, le 30 septembre à Paris. Photo Kenzo Tribouillard/AFP

Marie-Thérèse, salariée à France-Telecom et militante CGT

"Nous voulons une Europe sociale et non pas une Europe des finances. Hollande avait promis de faire modifier le traité et il le fait voter tel quel. Le petit truc sur la croissance qui a été ajouté n'est pas suffisant. Oui, ce traité va être ratifié, c'est sûr... mais avec les voix de la droite. Bravo la gauche ! Y a pas de quoi se féliciter ! L'avenir n'est pas très rose. On se doute bien qu'ils ne changeront pas d'avis en une journée. Il faudra d'autres manifs pour qu'ils tiennent leurs promesses mais on ne lâchera pas. On ne lâche jamais."

Dominique, institutrice à la retraite et militante d'Attac

"Habituellement, Attac ne défile pas mais là trop, c'est trop. On est contre l'austérité prônée par le gouvernement. Je suis une opposante à ce gouvernement. Hollande est dans le système et pour moi, le PS n'en a que le nom. C'est une parti capitaliste et je ne suis pas étonnée de la politique qu'il mène. S'il y a un changement, ce ne sera pas avec les élections. En attendant, ça s'aggrave toujours pour les citoyens et la crise a bon dos. Je suis pour la sortie de l'Europe. Telle qu'elle est, elle ne pourra jamais être sociale. Dès le départ, elle a été construite sur des bases financières financières. C'est un leurre."