Nadir Dendoune est emprisonné en Irak ! Nadir Dendoune est emprisonné en Irak ! Nadir le journaliste, Nadir l’énervé, Nadir le marrant, Nadir mon pote, Nadir dont j’ai eu la chance d’être l’éditeur (pour "Lettre ouverte à un fils d’immigré" en 2007) et parfois le confident.

Il faut faire circuler partout cette information partout : Nadir Dendoune est emprisonné en Irak !

Jeté en prison pour avoir fait son boulot

Il a été arrêté dans le quartier de Dora à Bagdad, apparemment, pour avoir pris des photos sans autorisation pour le compte du "Monde Diplomatique". Nadir a été jeté en prison pour avoir fait son boulot. Et nous tous, ses amis, on aimerait qu’il n’y croupisse pas trop longtemps.

On sait bien que le glamour des prisonniers et otages français à l’étranger est déterminant pour que les médias s’intéressent, ou pas, à eux. Or Nadir (j’espère qu’il ne prendra pas mal la phrase suivante) n’est ni Florence Cassez, ni Florence Aubenas. Pas les yeux bleus, ni le minois souriant. Il est affublé ce qu’il nomme lui-même une "bonne tête d’Arabe" qui lui a créé des amitiés, des succès féminins et quelques problèmes aussi. Il a en outre un patronyme qui pourrait laisser croire qu’il était un peu chez lui en Irak.

Mais non, non ! Nadir est né et vit à L’Île-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Il est français de chez français, a appris le journalisme au Centre de formation des journalistes à Paris et, s’il a promené sa caméra et son appareil photo partout sur le globe (Australie, Népal et Palestine notamment), c’est toujours l’opinion française qu’il entend sortir de sa léthargie.

Faisons en sorte qu'il revienne ensemble, rapidement

Il y a dix ans, Nadir a été bouclier humain en Irak. Il était habité par cette idée apparemment iconoclaste que, pour libérer un pays des serres d’un tyran (Saddam Hussein), il n’était pas indispensable de faire pleuvoir des tapis de bombes sur les innocents. Et comme il n’aimait pas l’impuissance du spectateur, il y est allé, sous les bombes. Il a pris des photos, écrit un journal de bord et en a fait un livre ("Journal de guerre d’un pacifiste", au 2005).

Nadir était retourné à Bagdad, peut-être pour écrire la suite de son récit. J’espère de tout cœur la lire un jour.

Il a déjà pas mal roulé sa bosse et connu la prison, au moins au Vietnam et en Palestine. À ma connaissance, il n’a jamais rien écrit sur le sujet. À son retour, je lui suggérerai donc de publier un petit manuel comparatif avec Bagdad – où la cantine est-elle la meilleure ? comment sont les petits camarades ? où se trouvent les matons les plus faciles à corrompre ? etc.

Mais pour ça, il faut qu’il revienne en France. Et rapidement.

Faites circuler le texte pour exiger la libération de Nadir Dendoune !