Selon le numéro un de la CGT, qui dénonce notamment les 20 milliards de crédits d'impôt "offerts aux entreprises sans contrepartie", "il n'y a pas d'éléments sur les choix de politique économique et sociale du gouvernement qui laisse entendre qu'on va inverser la courbe du chômage". Alors que près de 30.000 demandeurs d'emploi sans activité supplémentaire ont été recensés fin novembre, portant leur nombre à 3,13 millions, proche du record historique de janvier 1997 (3.205.000), Bernard Thibault a rappelé que "ces chiffres ne représentent que la part de population qui pointe à Pôle emploi". Il a estimé à entre 6 et 7 millions le nombre de personnes "qui n'arrivent pas à vivre décemment par leur emploi".

Le numéro un de la CGT également a prévenu que son syndicat serait "très mobilisé dès les premiers jours de janvier pour empêcher tout accord générant plus de flexibilité dans le marché du travail", dont les partenaires sociaux discuteront une nouvelle fois les 10 et 11 janvier. "Je voudrais être persuasif à l'égard du gouvernement et des parlementaires: non seulement ce ne serait pas une bonne solution pour l'emploi, mais si des velléités de déréglementation se faisaient jour, la CGT s'y opposerait avec toutes ses forces" a affirmé Bernard Thibault.

"Le patronat s'est mobilisé pour convaincre le gouvernement", "si j'avais un message pour 2013 aux salariés: Ne restez pas spectateurs, il faut nous-mêmes exercer une pression pour que soient prises les bonnes décisions", a déclaré Bernard Thibault.

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