"On fait payer Florange. Ça fera du bruit, mais ça se fera quand même, pense Mittal. Dans notre système français, seul le gouvernement peut l'empêcher. Le gouvernement laissera t-il faire ?", interroge Edouard Martin dans sa lettre que nous publions ci-dessous en intégralité. "Monsieur le Président, après vos promesses, nous laisserez-vous être sacrifiés sans comprendre et arrêter cette mécanique à nous broyer ?", poursuit-il.

"Il n'y aura pas de plan social parce que la pyramide des âges de l'usine conduira au départ naturel de plus de 600 personnes en trois ans. Dès lors, faire un plan social coûterait plus cher à Mittal qui devrait payer les indemnités de licenciement", estime le leader syndical. "Ne pas avoir de plan social est une bonne chose, mais ce n'est pas une victoire", souligne-t-il.

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L'intégralite de la lettre ouverte d'Édouard Martin