M. Chatel a ajouté qu'il y aurait 25 élèves par classe en maternelle (contre 27 dans les années 90) et 22 dans le primaire (23) à la rentrée, assurant qu'il y avait "plus de professeurs et moins d'élèves" qu'il y a quinze ans.

"245 000 classes de premier degré à la rentrée, c'est sensiblement le même chiffre qu'il y a quatre ou cinq ans", a affirmé le ministre de l'éducation.

"RUPTURE SANS PRÉCÉDENT"

Le SNUipp-FSU, qui avait effectué cette estimation le 21 avril dernier, avait qualifié ces suppressions de "rupture sans précédent". Selon le syndicat, ces fermetures de classes résulteraient de 8 967 suppressions de postes prévues dans les écoles publiques au budget 2011, dont 5 600 postes d'enseignants "en surnombre", affectés aux remplacements, et 3 367 postes "devant élèves".

Avril 2011

La FCPE mobilise le 20 mai et lance une pétition

La FCPE a appelé hier les parents "à organiser partout en France, le 20 mai, des "nuits des écoles" " pour demander l'arrêt des suppressions de postes dans l'éducation.

La fédération des parents d'élèves lance, dans le même temps, une pétition nationale sur son site Internet  et réclame "la tenue, sans délai, au Parlement, d'un collectif budgétaire pour augmenter le budget de l'éducation nationale".

Texte de la pétition : De l'ambition pour l'école !

"Monsieur le ministre,
Mesdames et Messieurs les sénateurs et députés,

Les rapports internationaux soulignent l’incapacité du système éducatif français à combler les inégalités sociales et scolaires mais, cette année encore, le budget 2011 supprime 16 000 postes dans l’Education nationale.
L’éducation doit redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être, l’objectif prioritaire de l’Etat.
Or, les moyens humains alloués démontrent que c’est désormais aux conditions d’apprentissage des élèves que s’attaque le gouvernement en augmentant le nombre d’élèves par classe. Et qu’il a complètement renoncé à attribuer des moyens supplémentaires aux écoles et établissements qui cumulent les difficultés, en ZEP ou ailleurs.

NOUS EXIGEONS l’arrêt de la politique de démantèlement de l’Ecole publique !

  • Le service public d’éducation de proximité doit être accessible à toutes les familles, partout sur le territoire.
  • Le nombre d’élèves dans les classes doit permettre une prise en charge personnalisée de chacun.
  • Les collèges doivent disposer des moyens nécessaires pour scolariser les 40 000 nouveaux élèves de sixième de la rentrée prochaine !
  • L’accès à l’Ecole maternelle doit être un droit pour tout enfant dont la famille le demande, dès l’âge de deux ans !
  • L’Education nationale doit assurer la continuité du service public et remplacer les enseignants absents dès la première heure !
  • Les RASED doivent être développés pour aider l’ensemble des élèves qui en ont besoin !
  • La scolarisation des enfants handicapés doit être effective, avec des personnels d’accompagnement qualifiés et formés lorsque c’est nécessaire.
  • La formation des enseignants à la pédagogie et à la psychologie de l’enfant et de l’adolescent doit être rétablie.

Nous voulons une Ecole publique, laïque et républicaine, une Ecole dans laquelle les élèves pourront vivre et apprendre, sans discrimination d’aucune sorte.
Nous voulons une Ecole portée par un projet éducatif ambitieux pour l’enfance et la jeunesse, accompagnant les élèves dans un processus de formation tout au long de la vie et s’appuyant sur une formation initiale solide.
Nous voulons une Ecole bienveillante envers ses élèves et leurs parents, respectueuse de ses personnels et exigeante sur les valeurs de la République.

NOUS EXIGEONS un collectif budgétaire pour l’Education nationale !


Je suis d'accord, je signe la pétition !"


Je signe :

Il y a 1 signataires depuis le mardi 26 avril 2011