Dans ce cas précis, il ne s’agit pas de subvenir au fonctionnement, mais à l’investissement. Et nous nous trouvons au-delà de ce que la loi, qu’il s’agisse de l’article 69 de la loi Falloux et même des lois Astier et Rocard, créent comme obligations pour les collectivités territoriales.

Je veux ici rappeler que, par une lettre en date du 9 février que vous avez vous-même adressé au ministre de l’Education nationale, Monsieur le Président, à travers le vœu adopté par notre Assemblée plénière du 28 février, et à l’occasion des délibérations de notre dernière Commission permanente, notre institution a dû plusieurs fois s’élever contre la diminution, du fait de la politique d’austérité du gouvernement, des moyens et fonds sociaux des lycées.

Dans ces conditions, nous voterons contre cette subvention et cette délibération.

Nous considérons en effet que la Région doit privilégier les établissements publics qui manquent cruellement de moyens, non seulement pour aider les familles en difficulté, mais également pour ce qui est des infrastructures. Inutile ici de rappeler que certains lycées ne disposent même pas de garages à vélo…

Cette utilisation des deniers publics ne nous paraît donc pas s’imposer.

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(Sous réserve de notification le groupe EELV s’est abstenu, les autres groupes ont voté pour)

N.D.L.R.: Une fois encore c'est l'argent public qui vient au secours des établissements privés. Alors que nous devons compter Euros par Euros, les budgets des établissements publics avec parfois des reports importants dans les décisions d'investissement au nom de la réalité économique, des établissements privés se construisent avec l'argent des contribuables. Il faut que cesse cette hypocrisie et le Conseil Régional a les moyens de s'opposer à ce véritable pillage de l'argent public. Encore faut-il que ses dirigeants le veuillent....