Le groupe INVIVO NSA justifie sa décision par la nécessité de sauvegarder la compétitivité de sa division Aliments complets, ainsi que par un outil de travail vieillissant nécessitant une mise aux normes qu’il estime trop onéreuse.

La CGT conteste cette décision qui s’inscrit dans une stratégie globale qui sacrifie le site de Pommevic et les salariés pour des impératifs de rentabilité financière.

Le groupe invoque une situation calamiteuse qu’il a lui-même créée par le manque d’investissements et de stratégie industrielle assurant l’avenir du site et de ses emplois.
Un comité central d’entreprise est convoqué pour le 21 janvier 2010 afin de débuter la procédure de consultation des représentants du personnel. Ceux-ci vont mandater un expert qui les aidera dans l’analyse du projet, afin de proposer des solutions alternatives.

Ce projet de cessation de l’activité de SFNA Pommevic entraînerait la suppression de 29 postes de travail, dans un bassin d’emplois déjà sinistré par plusieurs plans sociaux. Le taux de chômage dans le Tarn-et-Garonne est parmi les plus élevés de la région.
Pour la CGT, il est temps de mettre en œuvre une « sécurité sociale professionnelle » qui impose aux entreprises une responsabilité sociale vis-à-vis des salariés et des territoires, au travers d’un maintien du contrat de travail et d’une obligation de ré industrialisation.

Contact CGT : LOPEZ Antoine 06.07.77.21.62

Et un Article parut dans la Dépêche du 21 Janvier 2010
Pommevic. Sur le projet de fermeture de l'activité de production d'aliments pour bétail.

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Les salariés de la SFNA seront fixés, ce soir, sur le sort de leur entreprise . Photo DDM, Michel Bony.

C'est aujourd'hui qu'aura lieu le comité central d'entreprise des Sociétés françaises de nutrition animale (SFNA) qui doit évoquer le projet de fermeture de l'activité de production d'aliments pour bétail de l'usine de Pommevic. Le représentant du personnel, Bernard Dutour, que l'on avait rencontré en fin de semaine dernière (nos éditions des 15 et 16 janvier) s'est rendu, dès hier, à Longué (Maine-et-Loire), la ville où se trouve le siège de la SFNA, pour prendre part à une réunion préparatoire à ce comité central d'entreprise, aux côtés de délégués syndicaux et d'autres représentants du personnel de l'entreprise. L'occasion de camper, d'ores-et-déjà, une stratégie de défense des 29 employés pommevicains qui devraient être touchés par cette restructuration. Même si, pour l'heure, il s'agira surtout de vérifier le bien-fondé de la procédure menée par la direction. La médiatisation de ce combat social a, pour sa part, été bien entamé puisqu'une équipe de France 3 Sud s'est également rendu au chevet des salariés de la SFNA dans la journée de mardi. De son côté la direction de la SFNA n'a toujours pas souhaité communiquer, restant sur sa position de jeudi dernier: «Dans ce genre d'affaires, nous sommes toujours très méticuleux de la communication que nous réservons, en premier lieu, aux salariés.» Une méticulosité sur laquelle les salariés voudraient intervenir prochainement...

N.D.L.R.:Nous reviendrons plus tard dans nos colonnes pour donner de plus amples informations