Parti de gauche (PG) et Gauche unitaire (GU). Ils y renouvellent leur invitation à tenir une « réunion nationale » (l’Humanité du 15 avril), rendue « nécessaire » et « indispensable » à leurs yeux par « l’accélération de la crise ». Les deux dirigeants plaident pour faire entrer le Front de gauche « dans une phase d’une autre dimension, à la mesure de la crise actuelle et des échéances politiques qui nous mènent à 2012 ».

Dans cette optique, le PCF propose au PG et à la GU de travailler « dans quatre directions »? : « prendre des initiatives importantes de riposte » face aux plans d’austérité en Europe? ; « ouvrir de nouveaux espaces de développement au Front de gauche » pour avancer vers un « front social, populaire intellectuel »? ; « construire un projet politique » en vue de 2012? ; et « préparer les élections cantonales de 2011 » avec « l’ambition de faire réélire les sortants issus de nos formations et de conquérir de nouvelles positions ».

Parmi les questions qui font débat, celle de la présidentielle a déjà fait l’objet d’échanges par médias interposés. Jean-Luc Mélenchon a réitéré sa proposition d’un « paquet » électoral unitaire comprenant l’élection présidentielle pour laquelle il se dit « capable » d’être le candidat commun, le président du PG souhaitant que le PCF « tranche » cette question à son congrès d’étape, les 18, 19 et 20 juin prochain.

Pour surmonter « la personnalisation de ce scrutin », le PCF estime de son côté que « la désignation d’une candidature », qui pourrait être « issue de chacune des formations du Front de gauche » comme être une « personnalité » partageant ses « objectifs », ne « peut (s’appuyer) que sur un processus de projet partagé et non le précéder », la séquence présidentielle-législatives devant être envisagée « en même temps » pour faire pièce à « l’hyperprésidentialisme » et « revaloriser l’enjeu législatif ». En tout état de cause, le débat ne peut se régler « en tête-à-tête » mais « dans un large débat militant et populaire », soulignent Marie-George Buffet et Pierre Laurent.

Sébastien Crépel