mercredi 19 janvier 2011, 13:46
Santé:. Mobiliser usagers et élus pour l'avenir de l'hôpital d'AUCH! in La Dépêche
Lu pour vous dans La Dépêche du 18 janvier 2011
Le Comité gersois pour le développement et la défense de l'hôpital public entreprend une campagne d'information contre les projets annoncés par l'Agence régionale de santé. Objectif : la mobilisation des usagers.

Nouvelle poussée de fièvre pour l'association de défense des usagers de l'hôpital qui a réuni, lundi, à 14 heures, une quarantaine de ses adhérents devant l'entrée du centre hospitalier d'Auch. Jean-Claude Marx, président du Comité gersois pour le développement et la défense de l'hôpital public, en a expliqué les raisons : « Aucun représentant des usagers n'a été informé de la visite, tenue secrète, de Xavier Chastel, directeur de l'Agence régionale de santé, lorsqu'il s'est rendu le 28 décembre dernier dans les hôpitaux d'Auch, Lectoure et Condom. »
Outre le fait qu'il ait ignoré les usagers, ce sont les annonces du directeur de l'ARS faites lors de cette tournée que le Comité de défense n'accepte pas. Jean-Claude Marx rappelle que « Xavier Chastel a confirmé la suppression de 40 lits de médecine dans les hôpitaux de Vic-Fezensac, Lectoure, Mirande, Nogaro et Mauvezin. Il a annoncé le gel des projets de modernisation et d'humanisation. Sont ainsi concernés : le nouveau bâtiment espéré à Lectoure ; le projet de nouvel EHPAD qui a déjà coûté 3M€ de frais d'étude, arrêté à Condom ; pas de financement pour la réhabilitation de chambres au CH Auch et suppression du projet de moyen séjour ; seul resterait, ici, l'aménagement des urgences et du hall d'entrée.
Xavier Chastel a réaffirmé qu'il n'y aurait pas de dotations supplémentaires ; il incite directeurs et médecins à trouver en interne les financements, ce qui signifie des économies de postes et la réduction d'activités des services, voire leur fermeture ».
Le Comité gersois de défense déplore ensuite « le projet médical, imposé dans les trois mois par l'ARS, entre l'hôpital et la clinique Carlier. Nous sommes très inquiets sur cette injonction confiée à un médecin de l'hôpital, président de la CME. Inquiétude aussi de voir instaurer dès février prochain une taxe de 42 € par jour pour les malades hospitalisés en chambre individuelle ».









Commentaires
Le directeur de l'ARS a affirmé qu'il n'y aurait pas de dotations supplémentaires ; il incite directeurs et médecins à trouver en interne les financements, ce qui signifie des économies de postes et la réduction d'activités des services, voire leur fermeture ». C'est bien ce qui se passe chez nous ; la preuve le scanner nous coute 180 mille euros de frais de maintenance sans aide de l'état, nous avions le projet de 12 lits de soins de suite et de réadaptation répondant à un besoin de la population; ce projet ne verra pas le jour car pas de budget. Notre chirurgie est en danger notre bloc ne risque t il pas de fermer la nuit?
On nous lance de la poudre aux yeux en nous annonçant la modernisation des consultations externes; oui c'est bien, c'est un service de proximité évident, mais cela génère des actes ailleurs et pourquoi pas dans le privé sans rien rapporter chez nous.
Nous allons coopérer de plus en plus avec le privé, des gardes chirurgicales seront assurées en alternance privé publique, ainsi le patient n'aura plus le choix.
La sous dotation de l'état met notre système de santé en péril, quand on sait que 40 milliards d'euros de dividendes vont être versés aux actionnaires du CAC 40, soit le double du déficit de l'assurance maladie,il y a de quoi être en colère. Combien de services vont encore fermer pour préserver ces fortunes.
La hausse du budget des hôpitaux devrait être de 3,4% pour reconduire l'activité à l'identique. Le parlement a voté une hausse de 2,8%. On a voté donc un chiffre qui met les hôpitaux en déséquilibre.
Cette politique de santé est désastreuse les citoyens de Moissac doivent être informés .
Une résistance doit naitre comme dans le Gers par exemple ou les ELUS SONT AVEC LA POPULATION.
En ce moment se mettent en place les conférences de territoire, personne n'en rend compte pourquoi ?
Est ce pour ne pas nous faire peur ou est ce pour travailler tranquille sans être gêné par des avis citoyens contraires?
Si Moissac est en difficulté, les responsables sont les acteurs de la politique de santé actuelle ;
En aucun cas nous devons remettre en cause le dynamisme de notre hôpital, nous devons donc le défendre et réclamer son développement. Cela pour préserver le droit à la santé pour tous.