Parution Petit Journal 09 juin 2010

Conflit Invivo: Le soutien des élus régionaux du front de gauche

Depuis plusieurs jours maintenant les salariés de l’usine Pommevic (Tarn-et-Garonne) est complètement bloquée par ses 29 salariés en lutte, cette usine fait partie du premier groupe coopérativiste français Invivio qui souhaite fermer le site qu’il considère comme « pas assez rentable »

Le groupe Invivo qui génère 5,1 milliards d’€ de chiffre d’affaire ne se contente pas de brader cette unité de production, il renâcle en plus sur les conditions d’un plan de sauvegarde de l’emploi !

Les Conseillers Régionaux du Front de gauche de Midi-Pyrénées apportent leur soutien au 29 travailleurs de l’usine de Pommevic et appellent la direction à prendre ses responsabilités en reprenant le dialogue et en proposant un plan social digne de ce nom.

C'est hier après midi que Madame Marie Pierre Vieu présidente du groupe Front de gauche à l'assemblée Régionale est venue soutenir les employés de l'usine à Pommevic en compagnie de Maximilien Reynès Dupleix

Marie-Pierre Vieu
Présidente du groupe Front de gauche
PCF-PG-GU


et autre article

Parution Petit Journal 10 juin 2010

Conflit Invivo entre la direction et les employés: Quand l’industriel fait fit de l’être humain

Un cran supplémentaire a été mis hier mercredi dans la négociation entre la direction du groupe « Invivo » et les employés de l’usine de Pommevic.

En effet après une réunion informelle à Vertoux dans les environs de Nantes, et même si les négociation PCE sont en bonne voie en matière de négociation supra légale le proposition faites par la direction montre l’irrespect total de la valeur du travail et de l’être humain.

Les ouvriers, 29, concernés par la fermeture du site de Pommevic dont plusieurs ont plus de 20 années de travail derrière eux, de travail qui a bénéficier au groupe industriel, de par leur savoir faire, ont le sentiment que la dite direction ne les respectent pas, en leur proposant un plan social autant tiré vers le bas. C’est pour cela que hier mercredi le ton est monté dans la réunion du CE avec la direction régionale représentée par M. Colas le directeur Régional et Mme Lemaire, la DRH.

En effet les ouvriers leur ont fait savoir qu’ils ne quitteraient le lieu de la réunion que lorsqu’une avancé ait été trouvée. La direction nationale informée des faits s’est sentie prise en otage et a donc demander aux forces de l’ordre de se déplacé.

Les militaires de la gendarmerie de Valence d’Agen et de Castelsarrasin se sont déplacer sur les lieux.

Ce n’est qu’en toute fin de journée que les ouvriers ont consenti à laisser leur deux intervenant libre de leurs mouvement, sans que pour autant n’y ait à leur encontre que de leur montrer leur détermination, après avoir eut la certitude que ce jour une réunion se tiendrait à Montauban avec cette fois la direction nationale du Groupe.

C’est dommage d’arriver à se faire entendre avec de tels moyens nous déclarera le délégué du personnel de l’usine M. Bernard Dutour. Nous avons depuis le début de ce conflit fait part en toute honnêteté de nos revendications qui n’ont rien d’extraordinaire, en tenant compte de l’expérience et de l’ancienneté des employés, mais cela est resté lettre morte nous avons donc eut recourt à des moyens un peu plus musclé, c’est de part l’attitude irrespectueuse de la direction que nous avons été obligé d’en arrivé là.

FLAD




L'article de la Dépêche du 10 juin 2010 (où il n'est nullement fait mention de la présence du PCF durant toute l'après-midi!


Pommevic. Le directeur et la DRH d'Invivo séquestrés

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Hier, les salariés d'Invivo ont décidé de séquestré leur directeur. /Photo DDM, Max Lagarrigue.

S'ils assuraient que rien n'était prémédité, les 29 salariés de l'usine Invivo de Pommevic qui sont en grève depuis une quinzaine de jours pour obtenir de meilleures conditions sociales suite à la fermeture prévue du site en juillet (nos éditions des 26, 31 mai, 2, 7 et 8 juin), avaient décidé d'aboutir à une négociation avec la direction du premier groupe coopérativiste français. « La fois dernière, nous nous étions déplacés pour négocier. La réunion a duré cinq minutes chrono en main » confirmait le secrétaire du comité d'entreprise Christian Fourquet. Cette fois-ci, la discussion a été encore plus prompte et a pris une autre tournure. « On s'était à peine assis autour de la table que le directeur régional (Hubert Colas) a déclaré que cette réunion durerait encore moins que la précédente. C'était la réponse de trop, on a refusé qu'ils sortent » lâche Bernard Dutour, le délégué du personnel.

Sept heures d'attente

Cantonnés dans une pièce, Hubert Colas, directeur régional et Laurence Lemaire, directrice des ressources humaines (DRH) n'étaient guère prolixes pour commenter la décision de leurs salariés de les retenir de force sur le site. « Vous comprendrez que sous la contrainte, on ne peut faire aucune déclaration, nous sommes maintenus ici contre notre volonté. Nos droits ne sont pas respectés » clamaient les deux responsables qui ne cessaient d'être en relation constante avec la direction du groupe, via leurs téléphones portables. Ce n'est pas non plus du côté du groupe et notamment de son responsable de la communication que des informations nous sont parvenues. Ce qui faisait dire à l'un des salariés grévistes : « C'est à croire que la direction était préparée à cette éventualité. Le directeur n'a-t-il pas stocké depuis plusieurs semaines dans son bureau de la nourriture, au cas où il serait séquestré ici ! »

Arrivés dans le même temps de Montauban et de Valence-d'Agen, les grévistes d'Invivo recevaient le renfort d'une importante délégation de salariés CGT de Villeroy et Boch ainsi que la n° 2 départementale du syndicat, Lina Desanti. « On sent bien que la direction essaie de pourrir la situation pour ne pas débourser un euro supplémentaire aux indemnités légales » confirmait-elle faisant écho à un autre délégué de l'entreprise Jean-Paul Delachoux. « En fait, le groupe Invivo préfère sacrifier une partie de ses bénéfices et faire payer cette grève à ses sociétaires (l'entreprise étant une coopérative) que de négocier avec ses salariés. »

Finalement, hier après 7 heures d'attente de part et d'autre, c'est un fax de la direction du groupe qui a délivré tout le monde. « Nous avions une condition non négociable pour relâcher nos deux hôtes, celle d'obtenir un rendez-vous avec le PDG, à Montauban » confirmait B. Dutour. Une doléance finalement acceptée après moult entretiens téléphoniques. « Elle aura lieu ce soir, à 18 h 30, en terrain neutre dans une salle du conseil général. » Le premier groupe coopérativiste du pays



5,1 milliards d'euros

La décision du groupe Invivo de fermer définitivement le site de Pommevic, a véritablement du mal à passer tant chez les 29 salariés qui seront licenciés que chez les élus locaux. En effet, loin d'être en faillite, cette société hexagonale annonce un chiffre d'affaire très appréciable de 5,1 milliards d'euros (2 009) et 27,6 millions d'euros de résultat net. Et même si l'on est désormais habitué à voir des entreprises qui licencient mêmes lorsqu'elles annoncent d'excellents résultats, ce choix demeure surprenant lorsqu'il s'agit du premier groupe coopérativiste français (279 coopératives sociétaires). En effet à ce titre l'entreprise bénéficie d'un avantage fiscal qui n'est pas neutre au vu de ses bénéfices, c'est-à-dire qu'elle ne contribue pas à l'impôt sur les sociétés.