Vote avec la droite

Cette dernière réagissait ce jeudi matin sur LCI aux attaques du Parti socialiste, notamment à l'amalgame de Bruno Le Rous qui, fustigeant le fait que les élus du Front de gauche avaient joint leurs votes à l'opposition de droite et provoqué le rejet au Sénat du projet de loi de programmation budgétaire, a affirmé: "Les communistes, en faisant ça, n'aident pas la gauche. Ils votent beaucoup trop souvent (...) avec la droite."

Attentes populaires

Marie-George Buffet a répondu au patron des députés socialistes: "Ce n'est pas une question d'être dans l'opposition, la question, c'est d'être fidèles aux positions que nous avons défendues pendant la campagne électorale", et qui "visent à ce que la gauche fasse une politique qui répondent aux attentes populaires. Or aujourd'hui, le gouvernement multiplie les textes qui vont à l'inverse de ces aspirations populaires. Nous avons besoin de relance économique, de salaires."

D'autre part, Marie-George Buffet souligne: "C'est l'UMP qui n'est pas dans son bon vote, puisqu'elle s'est prononcée pour le traité Merkel-Sarkozy qui, justement, instaure cette politique d'austérité."

Rendez-vous avec Ayrault

Les sénateurs communistes, reçus dans la soirée par Jean-Marc Ayrault "vont lui demander de prendre des choix politiques qui nous permettent de sortir de la crise", selon l'ex-ministre. En cause:

  • la "révolution copernicienne" pour la gauche mise en avant par le ministre de l'économie, Pierre Moscovici, à propos du pacte gouvernemental de compétitivité. "C'est un tour à 180 degrés que fait le gouvernement Ayrault, "un tournant négatif, pour moi, de la part de la majorité socialiste, ils reprennent complètement les dogmes du Medef", dénonce Marie-George Buffet
  • la réduction supplémentaire de 10 milliards d'euros prévue par le gouvernement sur les dépenses publiques: "1% de dépenses publiques, c'est du travail pour les entreprises privées, de l'investissement"
  • la hausse de la TVA pour financer le pacte de compétitivité: "C'est moins de pouvoir d'achat", fustige la député
  • le crédit d'impôts de 20 milliards aux entreprises pour leur redonner de la trésorerie: "Il faut s'attaquer aux charges financières qui asphyxient les entreprises" car "les dividendes mangent tout ce qui permettrait plus de recherche, plus d'innovation".

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S.G.