Au-delà du débat sur le contenu de la loi Bachelot qui organise l’éclatement de nos hôpitaux publics de proximité, il y a un véritable déni de démocratie. Car les conseillers régionaux ne pourront plus siéger dans les hôpitaux, ils seront évincés des nouveaux conseils dits de « surveillance. »

Alors que les Instituts de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) ont été transférés aux Régions, les élus du Conseil régional n’auront plus voix au chapitre pour ce qui concerne l’avenir de l’hospitalisation publique de proximité. Cette question a soulevé pas mal de débats chez les médecins hospitaliers et dans le personnel. Même si les anciens conseils d’administration pouvaient faire l’objet de critiques, ils permettaient à la diversité des élus impliqués dans les territoires d’intervenir sur les questions de santé et du service public hospitalier.

Ce ne seront plus des conseils d’administration qui décideront des orientations des établissements, ce sera plutôt les pleins pouvoirs aux directeurs qui seront, eux, sous la contrainte des logiques étatiques mises en œuvre avec la réforme hospitalière actuelle. Les membres de la Commission des lois à l’Assemblée Nationale auraient pu intervenir pour les élus régionaux siégeant au moins dans les établissements où se trouvent des Instituts de Formation de Soins Infirmiers.

Face à ce grave recul démocratique, les élus communistes, républicains et citoyens continueront à agir pour défendre le service public hospitalier, empêcher les fermetures annoncées d’hôpitaux de proximité et défendre l’accès aux soins pour tous.

Henry GARINO, président du Groupe Communiste, Républicain et Citoyen
mercredi 5 mai 2010

Il est impératif que Les maires de Moissac et de Castelsarrasin s'opposent avec force à ce décret et fassent voter des résolutions en ce sens dans leurs conseil municipaux