Sans doute, en l’absence de listes électorales à faire dûment estampiller, y a-t-il des signatures qui ne correspondent pas aux critères de la loi sur le référendum d’initiative populaire.

Mais est-ce cela qu’il fallait retenir ?

Mme Barèges a tort de considérer que la mobilisation de 8 000 personnes n’a pas de signification. De nos jours, alors que les gens sont très sollicités, ce nombre est remarquable.

Mme Barèges aurait beaucoup appris en accompagnant certains pétitionnaires sur les marchés ou dans les cages d’escalier. Elle se serait entre autre rendu compte que les gens ne sont pas idiots, qu’ils avaient très bien compris les enjeux, et qu’ils ne sont pas insensibles aux promesses électorales (je ne privatiserai pas) non tenues, voire méprisées.

Mme Barèges a donné et donne encore un profond sentiment d’autorité de principe, de prises de position dogmatiques pour être le meilleur petit soldat d’un libéralisme effréné défendu par le gouvernement de Mr Sarkozy.
Les Montalbanais voient fondre comme neige au soleil tout un pan de la politique sociale et de services publics d’une ville dont la population est souvent en grande difficulté. Montauban risque de devenir une ville chère, dans laquelle les familles modestes auront du mal à s’installer, voire à se maintenir. Et si c’était le but recherché ? Il me semble me souvenir d’un vœu de la Maire actuelle qui voulait faire de Montauban l’équivalent d’Aix en Provence, l’une des villes les plus chères de France.

L’échéance des élections régionales arrive. Les Montalbanais auront tout le loisir de faire savoir qu’ils ne veulent surtout pas que la région soit gérée à l’image de la ville, par et pour le privé. Le Front de Gauche sera là pour défendre les services publics.

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Danièle PETIT

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