La SNCF bénéficierait ainsi, selon elle, d’un avantage déloyal sur ces concurrents privés.

Le directeur général en charge des affaires stratégiques, Danid Azéma, a déclaré dans les Echos qu’"il n’y a pas de distorsion de la concurrence" et que "la proprité d’une entreprise par l’Etat n’est pas interdite par le traité de Rome".

Ces informations ne sont pas de nature à suffire à rassurer les syndicats, qui depuis plusieurs années dénoncent un processus de "privatisation rampante" de la société nationale".



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La CGT a réaffirmé le 31 mai dans un communiqué que "face aux nouvelles attaques des intégristes de la libéralisation, de la déréglementation, des privatisations, la Fédération CGT s’engage à tout mettre en oeuvre pour arrêter le bras des casseurs et l’action des fossoyeurs des services publics.

Le communiqué de la CGT :

NON A LA PRIVATISATION ! OUI AU DEVELOPPEMENT DES SERVICES PUBLICS !

La presse écrite de ce jour fait état de nouvelles velléités de la Commission Européenne qui entend pousser les feux des politiques ultra libérales consistant à imposer aux Etats Membres les conditions de la privatisation des Services et entreprises publiques.

C’est pourtant ces mêmes politiques qui devaient être constitutionnalisées par un Traité Européen (TCE) que les Français ont rejeté à 55% lors du référendum du 29 Mai 2005.

Il serait donc question aujourd’hui d’imposer un changement de statut de la SNCF sous prétexte qu’elle serait avantagée par rapport à la concurrence du fait d’une garantie implicite que lui accorderait l’Etat Français.

Ce sont les mêmes arguments qui ont été utilisés pour transformer La Poste d’EPIC en Société Anonyme (SA) et dans une certaine mesure pour privatiser GDF et engager celle d’EDF.

Ces évolutions sont présentées au nom des politiques dogmatiques poussées par l’Union Européenne. Elles ont pour objectif de favoriser la libéralisation, la concurrence tous azimuts, la déréglementation, dans l’intérêt des groupes privés qui n’ont comme seule ambition de faire du fric !

Les technocrates de Bruxelles ne manquent pas d’air lorsqu’ils affirment que ces transformations sont faites au nom de l’intérêt des usagers.

Partout où les Services Publics ont été saccagés et privatisés, les tarifs ont augmenté et la qualité des services a régressé sans parler de la détérioration des conditions sociales des salariés qui en a résulté.

En France, sous le coup de ces politiques les tarifs de GDF augmentent de façon exponentielle et le gouvernement veut offrir 25% du marché de l’électricité à la concurrence privée, c’est-à-dire amputer le volume des tarifs réglementés !

Dans un contexte de crise du système capitaliste dont les salariés, les retraités, les plus démunis en sont les premières victimes il faut maintenir, moderniser, renforcer les services publics, les entreprises publiques de service public, qui constituent des leviers pour les Etats afin de mener des politiques sociales, solidaires.

Comme elle le fait au sein de la Fédération Européenne des Syndicats des Transports (ETF) la Fédération CGT des Cheminots n’a de cesse d’impulser une activité revendicative de haut niveau tendant à s’opposer aux politiques dogmatiques de casse du Service Public SNCF en lui opposant des propositions alternatives.

Face aux nouvelles attaques des intégristes de la libéralisation, de la déréglementation, des privatisations, la Fédération CGT s’engage à tout mettre en œuvre pour arrêter le bras des casseurs, l’action des fossoyeurs des Services Publics.