Une population vieillissante et des habitants aux revenus modestes

Après avoir dressé le portait de Moissac en rappelant ses atouts touristiques, patrimoniaux et sa principale activité économique autour l’arboriculture, des indices socio-économiques présentant plus précisément la composition des habitants ont été énoncés. Pour commencer, 30% de la population a plus de 60 ans et 13% de moissagais ont plus de 75 ans. La population moissagaise présente de faibles conditions de revenus (60% des ménages sont non imposables alors que la moyenne nationale est à 51%) ; 9% des ménages sont allocataires du RSA (soit 460 ménages).

L’emploi, le chômage, l’insertion et la formation

Ce premier volet a été exposé par Eliane Benech, Gérard Choukoud, Christine Fanfelle et Christine Lassalle. Les revenus modestes de la population moissagaise s’expliquent en partie en raison de la forte activité agricole présente sur le territoire, 28% des emplois. Il faut noter que le chômage touche 15% de la population (dans le département, le taux du chômage est de 11%). D’autre part, les emplois locaux ne nécessitent pas de haut niveau de qualification professionnelle. Gérard Choukoud a expliqué que 25% de la population active n’a pas de diplôme et seulement 16% ont un niveau Baccalauréat et plus.

Consciente de cette situation, la municipalité a défini plusieurs actions afin de favoriser l’éducation des plus jeunes et l’égalité des chances pour tous. Elle s’attache au quotidien à déployer des moyens pour favoriser l’éducation de la petite enfance jusqu’au lycée. Les élues en charge de l’éducation, Christine Fanfelle et Christine Lassalle ont précisé que le coût d’un enfant scolarisé est de 600 € par an, toutes dépenses confondues (fournitures, informatique, personnel…). A la rentrée 2013, un nouveau BTS spécialisé dans le médico-social ouvrira au Lycée François Mitterrand.

En matière d’emploi, la municipalité soutient les associations en allouant des locaux et des subventions. D’ailleurs, la prochaine Maison de l’Emploi et de la Solidarités (MES) offrira sous forme de guichet unique plusieurs prestations et mettra en place des actions d’insertion par l’activité économique. L’association Moissac Animations Jeunes y sera aussi présente. Proposant un appui aux jeunes pour les insérer professionnellement, l’action de MAJ, financée à environ 50% par la commune, palie en réalité l’absence de Pôle Emploi au sein de la ville.

Rappelons que d’autres acteurs institutionnels et associations contribuent à l’insertion des jeunes. Le parcours des salariés saisonniers dans l’agriculture est aussi favorisé. Parallèlement, les actions menées par le Centre de Formation Professionnel et de Promotion Agricole - CFPPA en témoignent : 15 professionnels proposent un parcours de formation à près de 400 personnes par an.

Habitat : un parc vieillissant de logements

En matière de logement, Odile Mothes et Marie Cavalié ont présenté la situation. 60 % sont des propriétaires occupants, 6.4% des locataires du secteur public (HLM) et environ 30% sont locataires du secteur privé, ce qui est un pourcentage conséquent. En 2007, 80% des ménages pouvaient prétendre à un logement social en raison des faibles revenus de la population. De plus, le logement social est majoritairement détenu par des bailleurs privés.

Possédant un patrimoine ancien remarquable, la ville voit son parc de logements devenir vétuste en raison d’un manque d’entretien (souvent lié à un manque de moyens). Au quotidien, le CCAS accompagne les locataires en intervenant pour lutter contre l’indécence et l’insalubrité des logements. Détaillée par Marie Cavalié, l’Opération Programmée de l’Amélioration de l’Habitat (OPAH), mise en place par la municipalité, a pour objectif d’aider les propriétaires à rénover leurs logements en leur offrant des aides à la rénovation ou pour adapter l’intérieur du logement pour les personnes à mobilité réduite. Annuellement, la commune finance à hauteur de 200 000 € le dispositif tandis que l’Etat apporte 300 000 €, le conseil Régional : 30 000€ et le Conseil Général : 10 000€. .

Le secteur public devrait soutenir le logement social local. Pourtant, à Moissac, le seul investisseur public du département, Tarn-et-Garonne Habitat, intervient trop peu. Ce sont des promoteurs extérieurs qui réalisent la construction de logements, tels que Arcane (12 logements à Malengane en 2011) ou Colomiers Habitat avec 60 logements individuels.

Pour tenter de remédier à cette situation, un véritable observatoire du logement sera mis en place en 2013. La poursuite des aides allouées par l’OPAH devraient inciter les propriétaires à rénover leurs biens.

Santé : une grande offre de soins et de santé

Marie Castro et Odile Mothes, adjointe et conseillère municipale en charge des affaires sociales, ont évoqué le 3ème volet santé en indiquant que la ville s’avère être bien dotée en professionnels dans ce domaine : 89 praticiens, un hôpital, 21 structures médicales et 16 équipements d’actions sociale sont en mesure de répondre aux besoins de la population.

Jean-Paul Nunzi a précisé qu’à Moissac, l’hôpital dispose d’un service de traumatologie, un service de chirurgie viscérale, un service de chirurgie orthopédique sans oublier le service des urgences qui sera bientôt rénové. Deux entreprises d’ambulances, 6 pharmacies, 1 laboratoire d’analyse médicale complètent, entre autres, cette offre.

En matière de services à la personne, Moissac offre des équipements d’action sociale de la petite enfance jusqu’à l’âge de la dépendance. La municipalité, à travers le CCAS, a choisi d’accompagner les personnes âgées en mettant en place le service d’aides à domicile. 500 usagers sont accompagnés par des professionnels chaque jour à leur domicile. Le service de portage des repas distribue près de 21 000 repas par an. Enfin, le foyer municipal Achon propose des animations toute l’année aux personnes âgées.

Globalement, les personnes âgées accompagnées par le service d’aides à domicile du CCAS ont des revenus faibles, ce qui induit un recours tardif aux soins et à l’entrée dans les établissements de santé.

La mairie prend en effet à sa charge certains coûts en apportant un soutien financier pour chaque heure d’intervention à domicile, à hauteur de 1,50€/personne. Les 180 lits de l’Ehpad- Etablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes, ouvert au printemps dernier, sont tous occupés. 20% des résidents bénéficient de l’aide sociale et ce pourcentage est en augmentation.

Pour répondre à l’article méprisant, paru le 1er février dans la Dépêche du Midi

Bien que le compte-rendu du colloque social ait reçu un accueil attentif du public, la Dépêche n’a rien trouvé d’autre que de donner complaisamment la parole à Gilles Benech, l’opposant, qui n’a pas dit un mot en public de toute la soirée !

Et la Dépêche d’en profiter pour prendre à son compte la critique virulente sur le faible nombre d’entreprises sur Moissac.

Moissac était enclavée jusqu’à la construction de la Rocade et les entreprise s’installent officiellement loin de l’autoroute et encore trop loin de Toulouse.

C’est si difficile que les Conseillers généraux radicaux, Pierre Guillamat, notaire et président de la commission économique au Conseil Général et Guy-Michel Empociello chargé depuis 15 ans des affaires économiques à Moissac et président de l’Agence de Développement Economique de Tarn-et-Garonne, tous deux bien placés n’ont pas réussi à attirer une seule entreprise dans notre ville.

Par ailleurs, la Dépêche a oublié de dire ce qu’on a rappelé au cours de cette réunion, que l’activité économique était depuis 10 ans une prérogative déléguée à la communauté de communes Castelsarrasin-Moissac et mise en œuvre dans les 4 zones de Barrès (Barrès 1 : complet ; Barrès 2 : à moitié complète ; Barrès 3 : en cours d’acquisition ; Barrès 4 : en projet). Aujourd’hui une dizaine d’entreprises se sont installées au cours de ces dix dernières années.

Comme quoi en quelques lignes on peut démolir le travail admirable accompli par les services et les élus de Moissac ces dernières années.

Gérard Choukoud, Marie Cavalié, Eliane Benech, Gérard Vallès, Jean-Paul Nunzi, Marie Castro, Odile Marty-Mothes, Christine Lassalle et Christine Fanfelle : les élus qui ont travaillé pour expliquer à la population les problèmes sociaux, leurs causes, les solutions apportées, les remèdes proposés pour le mieux-être des Moissagais dans l’avenir, apprécieront ce comportement du « Journal de la démocratie ».