Moissac au Coeur Un espace d'échanges et de constructions pour redonner des couleurs à gauche dans et pour notre ville, nos cantons. Un espace ouvert à tous ceux qui refusent la logique capitaliste et qui souhaitent bâtir le monde de demain.

dimanche 3 février 2013

Communiqué de la rédaction de M.A.C.: Travaux sur le site!.....

Le site Moissac Au Coeur fait peau neuve et pour cela, première étape le changement de plate-forme... Viendrons ensuite de profondes modifications sur le visuel, sur la qualité et la rapidité d'affichage... Enfin, et je suis sûr que cela va plaire à bon nombre d'entre-vous, il y a aura moins de pubs parasites dans ces fenêtres qui s'ouvrent de manières inopportunes (la rançon à la fois de la notoriété, merci Google, de la débrouille et des widgets gratuits...) 

En attendant, pour cette semaine quelques articles pourront peut-être mis en ligne, et l'émission sur radio d'OC continue tous les lundis à 19h00 et tous les Jeudis à 21h00.

Ce mois-ci, La "grande précarité, un enjeu de société" avec Yvon Lebret, responsable de Moissac Solidarité et Christian Calméjane, responsable d'EMMAUS82

Merci de votre compréhension

Congrès du NPA en pleine crise de décroissance

Au contraire, après l’effacement de son médiatique porte-parole au profit de la candidature d’un historique de la LCR issu des rangs ouvriers, Philippe Poutou, les délégués qui se réunissent de vendredi à dimanche à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), pour le 2e congrès de leur formation, héritent d’un parti profondément en crise et en perte de vitesse électorale et militante.

Les effectifs ont fondu : de près de 10 000 en 2009, ce chiffre est aujourd’hui divisé par quatre, tout comme le score à la présidentielle (1,15 % en 2012). Quant à la crise, elle couve en interne depuis les débuts. Principal point d’achoppement : l’isolement du NPA, fruit de son refus d’envisager des alliances avec d’autres formations à gauche qui n’auraient pas, au préalable, rompu tout lien avec le PS. Lassée, une fraction importante de ses militants, réunis dans la Gauche anticapitaliste (GA), a depuis rejoint le Front de gauche.

Si cette crise est, pour la figure historique du parti, Alain Krivine, un « paradoxe, en pleine crise du capitalisme », la majorité du NPA (51 % dans les votes internes) réunie autour, entre autres, de Philippe Poutou, Olivier Besancenot et de la porte-parole Christine Poupin, propose de serrer les rangs : « Répondre à la crise du NPA, c’est, à cette étape, rassembler tous ceux qui n’ont pas abdiqué de construire un parti indépendant des réformistes. » Comprendre, dans le langage du NPA : indépendant du PS comme du Front de gauche, dont les élus siègent dans des majorités régionales.

La majorité du NPA n’entend cependant pas se contenter d’« une simple proclamation révolutionnaire », au moment où la crise et le mécontentement social et politique s’aggravent, ni ne veut couper les ponts avec les électeurs de gauche et ses anciens militants qui se tournent vers le Front de gauche. Elle propose ainsi de s’adresser « sans aucune exclusive, à toutes les organisations politiques qui ne participent pas au gouvernement, aux syndicats » sans « autre condition » que la « commune volonté d’agir ensemble », le NPA défendant pour sa part la « perspective d’un gouvernement anti-?austérité ».

Sébastien Crépel

Front de gauche : "?La bataille des idées sur l’école reste à mener?"

Quel bilan de cette initiative??

Choukri Ben Ayed. On a ressenti une forte demande de débat sur les questions de l’école. La déception face à la politique actuelle devient de plus en plus palpable et beaucoup constatent l’écart entre l’idéal éducatif porté par le Front de gauche et les mesures insuffisantes de la loi dite de «?refondation?».

Gérard Aschieri. J’ai également été frappé par l’envie de débattre. Mais aussi par les témoignages sur la situation dramatique en Seine-Saint-Denis. Les inégalités y restent extrêmement fortes sans que l’on perçoive des perspectives d’amélioration.

Quelles analyses ont été faites du projet de «?refondation?»??

Choukri Ben Ayed. Depuis une vingtaine d’années, le système scolaire se fragmente et croule sous le poids des disparités. Le ministre dénonce ces évolutions mais, pour le moment, ce n’est que du discours. Rien n’est encore précisé sur la question cruciale de la sectorisation et donc de la mixité sociale et de l’égalité territoriale… C’est quand même préoccupant lorsqu’on prétend refonder l’école?! Sur le fond, la loi Peillon n’est pas en rupture avec la période précédente. La politique «?Éclair?», notamment, et son idée d’un pilotage local des établissements, se poursuit alors même que l’on sait que ce type d’organisation produit de la concurrence et de la ségrégation.

Gérard Aschieri. Certes, la loi revient sur plusieurs mesures régressives et avance sur plusieurs points (fin des suppressions de postes, priorité au primaire, retour d’une formation des enseignants…). Mais cela ne va pas assez loin. Il n’y a pas d’objectif nouveau. Ainsi, la scolarité obligatoire, depuis 1959, reste fixée à seize?ans… Le gouvernement refuse de la passer à dix-huit ans alors que cela formaliserait l’obligation de faire réussir tous les élèves et de lutter contre les inégalités. C’est, à mon sens, une des grandes faiblesses du projet. Et puis, certaines mesures votées en parallèle de la loi sur l’école sont inquiétantes. Le décret sur les rythmes scolaires, bien entendu, mais aussi l’acte?III de la décentralisation avec des menaces sur l’orientation et la formation professionnelle.

Quelles sont les priorités du Front de gauche, désormais??

Choukri Ben Ayed. Les élus du Front de gauche vont mener bataille au Parlement, tandis que nous allons continuer à diffuser nos réflexions en organisant ce type de rencontre. Les municipalités, elles, devraient se saisir de la réforme des rythmes scolaires, qui va les mettre en porte à faux, pour initier des assises locales de l’éducation et associer les citoyens à la réflexion.

Gérard Aschieri. Au-delà de la bataille de propositions menée au Parlement, il faut mener une bataille d’idées. On a besoin de faire comprendre à la population que la lutte contre les inégalités scolaires concerne tout le monde et qu’accepter qu’une partie des enfants qui ne réussissent pas fait courir un risque à tous les élèves…

«?les urgences vont remonter?» Invité à conclure la soirée, Pierre Laurent a estimé, mercredi, que « la rupture dont on a besoin en matière d’ambition éducative n’était pas au rendez-vous » avec le projet de refondation de Vincent Peillon. Selon le secrétaire national du PCF, « les urgences vont remonter très vite à la surface car, pour l’instant, on est à peine dans la réparation de ce qui a été détruit auparavant ».

Entretien réalisé par Laurent Mouloud