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samedi 6 février 2010

Un syndicalisme plus combatif que jamais

Une élection acquise à une très large majorité du « parlement » de la Fédération syndicale unitaire, le Comité délibératif fédéral national (CDFN) : 125 voix contre 5. Á l’issue de cinq longues journées d’une discussion hachée par des procédures démocratiques de vote très contraignantes, la FSU peut se targuer d’avoir progressé dans la définition de ses objectifs, de ses propositions, tout en maintenant son unité. L’ensemble des textes a été adopté par des majorités allant de 80 à 90 % des congressistes.

Très attendue, parce que des points de vue différents s’étaient fait jour sur la question, la discussion sur la formation des enseignants a permis de dégager une position commune et claire approuvée par 80 % des délégués (voir l’Humanité d’hier). Le gouvernement, qui avait misé sur une division du corps enseignant pour faire passer une réforme régressive, pourrait bien se retrouver face à un véritable front. « Sur la formation des maîtres comme sur la retraite, le congrès nous donne la pêche », affirme Denis, des Yvelines, enseignant dans le primaire. Une seule proposition a dû être repoussée, l’adhésion à la Confédération européenne des syndicats, le congrès estimant qu’elle n’avait pas été suffisamment débattue. La décision sera prise d’ici à la fin 2010, après consultation de l’ensemble des syndiqués.

Première organisation dans la fonction publique, la FSU a décidé de prendre sa part dans l’évolution nécessaire du paysage syndical français. Elle affirme « ne pas se satisfaire de la division et de l’émiettement syndicaux » et entend « contribuer activement à construire un nouvel outil syndical » en y associant les syndiqués et les salariés. « Ni fusion ni absorption », la FSU s’attache à ses valeurs d’un syndicalisme « de lutte et de transformation sociale progressiste, à vocation majoritaire », à ses conceptions d’un syndicalisme démocratique. Le congrès a décidé de poursuivre et d’amplifier les initiatives communes menées avec la CGT d’un côté, Solidaires de l’autre, qu’il considère comme « des pistes positives ». Il marque sa volonté de « les ouvrir à toutes les organisations qui le souhaitent ». « La FSU a franchi un cap, estime Dominique, professeur d’éducation physique dans les Alpes-Maritimes. J’en suis à mon 5e congrès, c’est celui de la maturité. »

« Nous avons installé la FSU dans le paysage syndical, nous avons fait la démonstration de notre capacité à mobiliser contre tous les mauvais coups, je crois que, maintenant, nous devons faire de la FSU, une force de propositions incontournable et indispensable pour les personnels », a assuré Bernadette Groison en conclusion du congrès.


Pour ses réformes de l’école, de la retraite, ou pour les coups qu’il entend porter à la fonction publique, le président de la République aura à se confronter à un syndicalisme combatif et porteur de propositions alternatives.

Olivier Mayer

Montauban. Les « pions » sont encore en colère! Par J-P. François in La Dépêche

Il y avait les SE (surveillant d'externat) et les MI (maîtres d'internat) qui se répartissaient la discipline, les études surveillées, la surveillance du réfec et les sorties de cours, plus en collaboration avec le surgé les absences etc. Hier on a expliqué pourquoi ils étaient en colère. Car, en ce début février les A.E.D. n'ont toujours pas touché leur salaire de janvier.
Dans l'ensemble du département ,cela concerne 260 personnes dont certains vivent avec leur famille à flux financier tendu d'un mois sur l'autre. Un incident exceptionnel (affirme-t-on du côté du rectorat et de l'académie) les a privés de salaire. Il leur avait été même dit qu'ils ne toucheraient rien avant le 13 février. Hier entre grève du zèle à Moissac ou Caussade une délégation s'est réunie à Montauban devant l'inspection académique pour dénoncer ces retards de paiement.
En l'absence de Daniel Amédro (I.A) c'est M. Cau secrétaire général de l'inspection académique et madame Priam qui ont reçu ces gens dans le désarroi pour certains, sans revenu depuis plus de dix jours.M. Cau a appelé l'agent comptable pour lever l'incertitude sur la date de crédit du salaire sur les comptes bancaires. La date de validation du dispositif entre banques fait que le dû sera versé sur le compte au plus tard le 9 février. Le rectorat préparant aussi une attestation officielle pour chacun des pénalisés .Afin que les banques ne facturent pas en plus des agios en direction de ces personnes victimes d'un bug comptable exceptionnel.


« Tout se fait ( parfois mal) dans l'urgence »

Au travers de cet événement, on a découvert que selon les personnels, les comptabilités avaient été décentralisées dans l'Académie. Que ce soit dans celle de Toulouse ou ailleurs. Pour les milliers de « pions » des huit départements de Midi-Pyrénées l'agent comptable et le logiciel de gestion sont basés au collège de Bellefontaine à Toulouse. La ligne créditée étant insuffisante ce mois-ci malgré un fonds de réserve on a sauvé les meubles en priorisant les départements mieux placés dans l'alphabet que par exemple ceux débutant par T.
Dans le milieu éducatif on ne trouve pas anormal que les A.E.D. soient payés depuis Bellefontaine. À Montauban, le système comptable de Bourdelle gère huit autres établissements de la région. Cela s'appelle la mutualisation. Mais le statut des A.E.D comme le confie un délégué syndical mériterait d'être amélioré. Car avec ce qu'on leur demande parfois sur tous les jours de la semaine scolaire ils ne peuvent poursuivre normalement des études et plus encore de passer des examens. Ce n'est pas le cas de tous, certes. Et même si certains sont chargés de l'entretien du réseau informatique de leur lycée, ils sont mieux considérés que les vacataires.