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vendredi 5 février 2010

Molex. Avec le candidat Guy Pavan, place à la parole ouvrière

Habitant à Montauban, il figure parmi les candidats du Tarn-et-Garonne sur la liste du Front de gauche conduite en Midi-Pyrénées par Christian Picquet.

Facilement repérable sous son inusable parka rouge, il tient à préciser qu’il n’est pas homme des podiums et des grands discours. Mais trente-cinq années d’usine, de travail et de combat syndical contre l’exploitation patronale, ça forge des convictions de classe et une forte idée du collectif.

Né à Monclar-de-Quercy (Tarn-et-Garonne), il entre en 1971 à l’École professionnelle de l’industrie aéronautique à Toulouse et en sort deux ans plus tard avec un CAP de mécanicien cellule d’avion. Premier emploi à Mulhouse, service militaire, et retour au pays en 1976, précisément à l’usine de Villemur qui passe successivement dans les mains de la SGE, de Cablauto, de Labinal, de Synch-Snecma, puis de l’américain Molex. Après avoir pillé et délocalisé les activités, ce dernier ferme l’entreprise et licencie plus de 250 personnes. « C’est avant tout un système au profit des actionnaires et des choix politiques qui ont permis cela, Estrosi a parlé mais il a laissé faire. » C’est pourquoi, après plus d’un an de lutte courageuse et emblématique, Guy prolonge politiquement l’action pour dénoncer les injustices, les gâchis humains et financiers, imposer d’autres choix. Et refuser la fatalité. « Si des politiques vous disent qu’ils ne peuvent rien faire, alors qu’ils laissent la place à d’autres. »

Alain Raynal

Scènes d’une vie :

- 18 avril 1956 : naissance à Monclar-de-Quercy (Tarn-et-Garonne).
- Juin 1973 : CAP mécanicien cellules d’avion à l’École professionnelle de l’industrie aéronautique à Toulouse.
- 1973 : premier emploi à la Société alsacienne de construction mécanique à Mulhouse.
- Septembre 1976 : embauche à la SGE à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), qui deviendra successivement Cablauto, Labinal, Cinch avant d’être rachetée par Molex en avril 2004.
- 1977 : syndicalisation à la CGT. Premier mandat CGT au CHSCT en 1978.
- Octobre 2008 : début de la longue lutte à Villemur contre la fermeture de l’usine et pour la poursuite de l’activité industrielle.

le NPA: d'un communisme au communautarisme par PCF Corse

Les islamistes peuvent-ils être associés aux révolutionnaires dans un même front anti-impérialiste ? Cette thèse portée par un parti trotskyste britannique, le Socialist Workers Party (SWP ) semble défendue par le groupe « Socialisme par en bas », devenu en janvier dernier une tendance de l' ex-LCR.

A ce qu’il paraît, le SWP considère que la gauche et l'extrême gauche laïques ont été battues dans les pays « arabes »(sic), et que désormais la contestation sociale y est véhiculée par les " partis islamistes de masse " que sont par exemple le FIS (Front islamique du salut en Algérie) et les Frères musulmans en Egypte.

Nos camarades algériens et égyptiens apprécieront.

« L'idée que le mouvement ouvrier puisse rééditer à son avantage aujourd'hui, avec certains islamistes, les axes d'alliance des années 50-60 avec les cathos de gauche, est une aberration car on suppose une union avec des islamistes qui présenteraient un caractère anti-impérialiste radical, alors qu’ils sont réactionnaires, sexistes et anti-ouvriers (" la lutte des classes n'existe pas en islam " déclarait en 1990 le Syndicat islamique du travail, un "syndicat" créé par le FIS algérien et aujourd'hui dissous).

Cette théorie est lourde de menaces contre le caractère laïc du mouvement social.

Naturellement, il est positif que des croyants participent à des luttes sociales, que des femmes voilées se syndiquent. Mais ils et elles agissent alors non pas en tant que croyant(e)s, mais en tant qu'exploité(e)s amené(e)s à en prendre conscience.

C'est par ce biais que le mouvement ouvrier a toujours fait reculer l'influence des religions. Mais associer aux luttes sociales des organisations religieuses en tant que telles, c'est une grave dérive .

Le NPA fait le choix d’aviver la diversion malsaine lancée par le gouvernement sur les questions d’identité nationale et de Burqa.

Il apparaît à nouveau que cette formation politique fonde son existence, son lancement sur la complaisance des médias bourgeois. Pour faire (se faire) un coup de pub, un « buzz », comme on dit maintenant sur internet, il faut donner des gages à ce qui les sert.



Il est bien évident pour nous, communistes, que ceux qui croient dans une religion et ceux qui ne croient pas sont tout autant citoyens et que le voile islamique ne saurait faire perdre ses droits à celle qui la porte ou est contrainte à le porter.

Mais là encore le NPA, parti qui se présente comme progressiste, féministe et défenseur de la laïcité, fait un choix, celui d’apporter sa caution à un acte militant ostentatoire, prosélyte qui a une signification et des objectifs politiques absolument rétrogrades.

Les milieux islamistes, qui font de la politique et pas de la religion, portent une conception ultra-réactionnaire, communautariste, antiféministe de la société (et en rien anticapitaliste !). Nos camarades algériens ont pu la dire fascisante.

Ils déploient en France comme ailleurs, en ciblant les jeunes originaires de pays où la religion musulmane est dominante, un militantisme bien rodé. Ils essayent d’instrumentaliser et de détourner pour leur cause la colère sociale, les discriminations subies ou encore la solidarité avec le peuple palestinien. Le choix de mettre en avant des femmes fait partie du projet de propagande.

Mme Ilham Moussaïd est bien sur les rails de cet activisme politique islamiste.

Elle se présente précisément comme une militante contre « le racisme dans les quartiers » qu’elle confond délibérément avec « l’islamophobie » comme elle a, dans une interview, assimilé la couleur de la peau au voile islamique.

NON ! Nous combattons résolument le racisme et la xénophobie d’où qu’ils viennent mais l’adhésion ou le rejet d’une religion n’est pas une affaire publique, encore moins un délit : c’est une liberté.

Mme Moussaïd se présente aussi comme une militante « contre l’apartheid et l’injustice en Palestine ». Pour nous, la solidarité avec le peuple palestinien est l’affaire de tous.

Les dirigeants du NPA ne peuvent ignorer cette réalité.

Rien ne saurait justifier qu’ils couvrent l’action politique des islamistes d’une parure d’anticapitalisme : ni l’opportunisme électoraliste, ni une conception totalement erronée, infantile, gauchiste de la classe ouvrière qui la réduirait aux travailleurs issus de l’immigration et ferait des islamistes ses porte-parole.

En tout cas ce choix du NPA va dans le sens de tout ce que, communistes français, nous combattons !


Tiré du Blog: http://pcfcapcorse.over-blog.com/

Les « pions » n'ont pas reçu leur paye de janvier In La Dépêche du 5 février 2010

Retard de l'état : la paie versée le 9 février

« Notre dernière paye date du 22 décembre 2009. à ce jour, le rectorat nous informe par mail que les salaires seront virés le 9 février 2010, soit sur nos comptes bancaires aux alentours du 13 février. Ce retard est, selon eux, lié à un défaut de trésorerie du collège Bellefontaine (Toulouse), dont l'agent comptable s'occupe des virements pour les assistants d'éducation de l'ensemble de l'académie », souligne le jeune pion. Il semblerait que la subvention consacrée à la paye des surveillants a été versé en retard par l'état à l'agent comptable toulousain. Grâce à une réserve de trésorerie, il aurait, toutefois, pu verser les salaires des assistants d'éducation de certains départements. Mais, pas à ceux du Tarn-et-Garonne... le département se trouvant en fin de liste alphabétique.

Une situation fort regrettable que les pions moissagais ont mis en lumière via un courrier adressé le 3 février à l'agent comptable de Bellefontaine : « Toute l'équipe des AED du collège et du lycée François-Mitterrand s'unit pour vous faire part de son mécontentement. En effet, il nous semble anormal et inadmissible de subir un retard de trois semaines dans le paiement de nos salaires, d'autant plus que notre dernière paye date du 22 décembre 2009. Il aurait été de votre devoir de nous avertir au préalable. Nous avons tous, actuellement, des difficultés financières et nous ne pouvons honorer toutes nos factures en raison de ce désagrément. Nous comptons donc sur vous pour régulariser au plus vite cette situation et nous rembourser les frais occasionnés (agios). Nous vous remercions, par avance, de répondre au plus vite à notre requête. Dans le cas où vous ne nous donneriez aucune suite favorable, nous nous verrions dans l'obligation de ne plus assurer nos fonctions. »

Accueil et surveillance assurés

Il faut reconnaître que les assistants d'éducation ont un statut précaire, qui ne leur offre guère de marge de manœuvre financière. Le but recherché par cette grève du zèle est « de ralentir et de diminuer l'efficacité du travail tout en demeurant à son poste et en évitant les pertes de salaires et les sanctions légales qui peuvent accompagner le déclenchement d'un débrayage » (sic). Pour rassurer les parents des collégiens et lycéens moissagais, la sécurité et l'encadrement des élèves ne seront, pour leur part, pas remis en cause, car le mot d'ordre promet que « l'accueil et la surveillance des élèves seront assurés ».
Baptiste Gay

N.D.L.R.: une fois encore se sont les plus précaires, les plus exposés qui sont pénalisés par un système qui fait peu cas de leur situation personnelle.La FSU au travers du SNES est intervenue dés l'annonce de ce retard auprès des Autorités Académiques et en l'absence de réactions positives, les chefs d'établissements, considérés comme responsable au regard des contrats signés, ont été priés (à demi mots) de se débrouiller avec leurs surveillants en difficultés

Cela est inadmissible.!